M2S Capital : Fintech Canada Private Equity - Fonds investissement

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PolyFinances rencontre Eric Lemieux

April 21, 2015

 

PolyFinances a eu le privilège de rencontrer le 10 Avril dernier M. Eric Lemieux pour une discussion plus que passionnante sur la Fintech et son avenir à Montréal.  M. Lemieux est – entre autres – fondateur et président du fonds de croissance M2S Capital spécialisé en Fintech, et président du Conseil d’Administration de PolyFinances.

 

Présentation du conférencier – M. Eric Lemieux

M. Éric Lemieux est une icône de l’industrie de la finance et des technologies au Québec.  Après avoir occupé les fonctions de Directeur général du Centre Financier International de Montréal (CFI-Montréal) et de Finance Montréal pour un mandat de 3 ans achevé en Mars 2015, M. Lemieux est aujourd’hui fondateur, président et associé principal de M2S Capital, un fond spécialisé en Fintech. 

 

Avant le CFI et Finance Montréal, M. Lemieux a occupé entre 2000 et 2012 plusieurs postes de responsabilités au sein du Mouvement Desjardins (vice-président technologies assurance de dommages, vice-président gestion des avoirs, vice-président services d’accès, conseils, courants et de convenance), où il a notamment supervisé le déploiement de l’ensemble des moyens d’accès virtuels de Desjardins, incluant les centres de contacts, le sites internet, les services Accès-D, les guichets automatiques et les terminaux aux points de vente.  Dans le déploiement des moyens d’accès virtuel, la stratégie de M. Lemieux a été de miser sur la complémentarité des différents canaux de services.

 

M. Lemieux a également cofondé et présidé de 1989 à 2008 la compagnie Sofitech, une firme spécialisée dans le secteur des technologies de l’information.

 

Présentation de M2S Capital

M2S Capital est un fonds de croissance spécialisé dans la fintech.  Le fonds investit dans les innovations de technologies appliquées à la finance (technologies de rupture).  Il se distingue et complète l’offre des nombreux fonds déjà présents sur le marché en investissant exclusivement dans la croissance et le développement (accès à de nouveaux marchés, fusions et acquisitions…) d’entreprises qui ont déjà dépassé le stade de startup.

 

M2S Capital est un acteur important qui répond au besoin double sur le marché.  Tout d’abord, M2S Capital répond au besoin d’innovation des institutions financières qui évoluent dans un environnement en pleine évolution dû aux nouvelles technologies.  D’autre part, puisque les contraintes de gestion de risque ne permettent pas souvent aux institutions financières de traiter directement avec des startups, M2S fournit aux entreprises le soutien afin d’accélérer leur croissance pour amener leurs produits à pénétrer un marché conservateur.

 

La fintech, en général.  

Au départ, le mot fintech était utilisé pour désigner spécifiquement les petites startups de technologie financière créées dans les innovation-lab.  Le concept peut aussi être compris dans un sens plus large comme étant l’ensemble de toutes les technologies appliquées à la finance.

 

M. Lemieux rappelle que la fintech a toujours existé, l’industrie financière ayant toujours été un des plus gros consommateurs de technologie.  Dans l’actualité récente, le mot fait le buzz en raison d’une nouvelle vague d’innovations.

 

L’innovation en fintech, la fintech et les institutions financières.  

De façon similaire à l’industrie de la distribution avec Amazones, l’intégration des nouvelles technologies – notamment les dispositifs intelligents (smart devices), les objets connectés (internet of things), l’analytique et la robotisation – promet d’impacter le secteur financier.   

 

Dans le modèle que M. Lemieux nous présente, les institutions financières – banques, compagnies d’assurance, gestionnaires de placements – sont au cœur de l’industrie, visent la rentabilité, et sont préoccupées par la réglementation (nécessité de conformité), le risque (analyse, quantification et gestion), et la croissance (notamment la fidélisation des clients).  Les innovations fintech doivent répondre à ces problématiques.  C’est par exemple le cas des technologies de paiement comme Paypal ou ApplePay qui facilitent la vie des utilisateurs, ou encore des dispositifs intelligents qui peuvent collecter l’information sur les habitudes de conduite en auto ou les habitudes de vie, et qui ont un impact sur la réduction des risques pour les assurances.

 

Dans l’analyse du rapport des institutions financières à l’innovation, M. Lemieux distingue 2 types d’innovations : les technologies de rupture, et les compagnies de rupture.   

 

Les technologies de rupture aident l’institution financière à atteindre ses objectifs, facilitent la vie aux usagers, et peuvent être implémentées par les institutions financières elles-mêmes; c’est par exemple le cas des solutions bancaires par internet, qui sont maintenant largement adoptées par la population. 

 

Les compagnies de rupture substituent la fonctionnalité à l’institution financière : avec ApplePay par exemple, l’utilisateur sait que la transaction est faite, mais ne se soucie pas de qui traite le paiement.  Puisque les transactions doivent être traitées de toute façon, les compagnies de rupture concurrencent directement les institutions financières.  Elles les relèguent au rôle de commodités : les usagers choisissent alors une institution ou une autre sur la base du prix, et au dépens de la relation entre le client et son institution financière.

 

La fintech à Montréal.

            Avec environ 6% du PIB de la province relié à l’industrie financière (approximativement 9% et 7% dans les villes de Québec et Montréal respectivement), le Québec représente un point de départ intéressant pour la fintech.

 

La ville de Montréal en particulier présente 4 atout majeurs qui lui permettent de se différentier au niveau mondial : 

  • une , avec notamment des joueurs majeurs comme Investissement PSP et la Caisse de dépôt et placement du Québec;

  • une , qui peut être un consommateur important de fintech;

  • une et des talents reconnus en : à titre illustratif, a récemment déplacé près de 300 postes de back & middle office à Montréal. De plus, a un centre de développement technologique avec plus de 750 employés à Montréal. Montréal est également la 2e place (Boston étant la première) – qui attire le plus d’étudiants internationaux.

  • Une disponibilité du , avec notamment les Fonds de travailleurs et le Fonds coopératif qui sont uniques à la province.

 

Malgré les atouts de Montréal, la fintech doit y faire face à quelques défis: les principaux étant l’esprit entrepreneurial, qui n’est pas encore complètement intégré dans la culture, et le nombre de sièges sociaux présents sur place.  Un autre défi qui se présente à Montréal est celui de la rétention de talents.  À ce niveau, à la fois le gouvernement et les investisseurs ont un rôle à jouer.  Il faut créer un environnement de confiance pour les entrepreneurs, pour qu’ils réalisent qu’on dispose localement d’experts et de capitaux pour contribuer à leur succès.

 

L’avenir de la fintech.

M. Lemieux entrevoit un bel avenir pour la fintech, notamment dans l’automatisation des placements : les usagers auraient alors accès à un portefeuille « robotisé » personnalisé selon leurs paramètres préférentiels.  La fintech a également une place à aller chercher du côté du support aux nouveaux produits technologiques (maisons intelligentes par exemple), ou encore au niveau de la facilitation des transactions entre les entreprises.

 

Quelle que soit la niche de marché considérée, l’adoption de nouvelles technologies représente pour les institutions financières un dilemme Innovation + Changement VS Stabilité + Opérabilité.  Les innovations qui réussiront à s’imposer se différentieront par leur simplicité d’utilisation, leur capacité à répondre à un besoin (latent ou réel), et leur capacité (réelle ou perçue) à créer de la valeur pour l’utilisateur.

 

Il est également intéressant de mentionner que l’intégration de la fintech – et des Tech en général – vient avec des opportunités dans des domaines connexes, notamment dans (i) le développement d’outils de gestion de risque, principalement des cyberrisques, (ii) l’installation stratégique des centres de données, (iii) le développement de certification et standards pour les technologies FinTech utilisant des données sensibles (iv) le développement de réglementation en ce qui a trait à la gestion de la vie privée (notamment avec l’utilisation accrue des objets connectés).

 

Finalement, avec le déploiement de la fintech, il faut s’attendre à ce que les institutions financières poursuivent progressivement leur évolution pour s’aligner vers les services de conseil et d’appui aux  usagers.

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